Valenciennes a longtemps vécu de la métallurgie et du ferroviaire, et son bâti en porte la trace. Le centre a été largement reconstruit après 1945, avec des immeubles des années 1950 aux volumes généreux. Autour, les faubourgs ont conservé leurs maisons du XIXe siècle : Saint-Waast, le Faubourg de Cambrai, le Rôleur, Dutemple. Maisons de maître, maisons bourgeoises, maisons ouvrières, toutes en brique, souvent avec des murs de quarante à cinquante centimètres et des hauteurs sous plafond qui dépassent trois mètres.
Ces volumes changent tout au calcul thermique. Une pièce de vingt mètres carrés au sol avec trois mètres cinquante sous plafond, ce sont soixante-dix mètres cubes à chauffer, soit près du double d'un logement contemporain de même surface. Les ratios au mètre carré, déjà discutables ailleurs, deviennent ici franchement trompeurs. Nous calculons systématiquement en volume et en déperditions réelles, mur par mur, menuiserie par menuiserie.
La deuxième particularité tient aux émetteurs. Les maisons valenciennoises anciennes sont équipées de radiateurs fonte massifs, parfois d'époque, dimensionnés pour un régime de chaudière à 70 ou 80 °C. Les remplacer serait un chantier considérable et souvent un contresens patrimonial. Nous privilégions donc les pompes à chaleur haute température, capables de délivrer une eau à 62 ou 65 °C sans passer leur temps sur la résistance d'appoint. Le surcoût à l'achat, de l'ordre de deux à trois mille euros, est très inférieur au coût du remplacement des émetteurs et des reprises de peinture.
Le centre reconstruit et les immeubles anciens posent, eux, la question de la copropriété. Poser un groupe extérieur y suppose un vote en assemblée générale, avec un dossier technique complet. Nous le fournissons avec le devis. Sur les logements sans réseau d'eau chaude, la climatisation réversible reste la voie la plus simple, avec un traitement soigné des liaisons frigorifiques pour ne pas balafrer les façades sur cour.
Valenciennes est à quarante-huit kilomètres de notre atelier, à l'est de notre zone. Nous y regroupons les interventions, ce qui nous permet de proposer les mêmes délais qu'ailleurs, sans facturer un déplacement qui n'aurait pas de sens sur une visite d'entretien annuelle.